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27 Octobre X

C’est étrange, quand vous y pensez : j’ai renoncé à rien comprendre à la science moderne le jour où je me suis mis à bosser pour elle !

Ce n’est pas si étonnant, une fois consideré. Le travail de la plupart d’entre nous – et par là je veux dire : la plupart des êtres humains sur cette planête – a, d’une manière ou d’une autre, quelque-chose à voir avec l’accomplissement d’une tâche scientifique. Même s’il ne s’agit que de nourrir et de s’occuper des besoins élémentaires des chercheurs et de leurs assistants.

Vous ne pouvez pas infliger un traumatisme pareil à l’humanité toute entière sans que celle-ci ne réagisse d’une manière ou d’une autre.

Et dans l’ensemble cette réaction ne nous a pas déshonorés. L’universalité de la catastrophe a bien sur dut aider. Quand nous sommes tous et toutes des victimes il est difficile de trouver un bouc émissaire. (Encore que certaines s’y essaient encore. « Les mauvaises mères » ! La salope ! J’en tremble encore, rien que d’y repenser.)

Alors nous nous sommes battus, pour une fois pas les uns contre les autres mais tous ensemble contre un ennemi commun. Il nous est rapidement apparu que cet ennemi commun était l’Univers tout entier. Cela ne nous a pas vraiment fléchis : nous nous battions pour retrouver nos enfants, pour le future de notre race, pour l’idée même d’un avenir.

C’est quelque chose à voir quand même, qu’un monde entier qui se bat.

Tout d’abord nous nous sommes unifiés. C’était le premier pas, l’étape logique. C’était aussi la meilleure répose aux quelques uns qui croyaient encore aux conspirations : « Vous ne nous croyez pas ? Et bien venez ici ! Venez voir ! Toutes les frontières sont ouvertes désormais. Tout aura disparu dans une génération ou deux de toute façon. »

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